Luiza
Luiza, Vinyles
Vendu par E.Leclerc
- Vous ne l’aviez pas écrit pour vous et c’est lui qui vous a révélée de façon spectaculaire : le single SOLEIL BLEU, énorme hit de l’été dernier ! Vous vous attendiez à ça ?
Pas du tout ! C’est un titre que j’ai fait en collaboration avec Bleu Soleil, un duo de jeunes garçons qui lançait son 1er EP, pour les aider à développer leur projet. J’avais déjà un petit nom dans le milieu du dub mais je n’imaginais pas que ça allait me propulser comme ça ! C’est un retour de karma.
- Grâce à ce succès, vous sortez LUIZA, votre 1er album. 14 titres, dont le premier qui s’ouvre sur la mer et le dernier qui se referme sur elle : vous êtes clairement inspirée par la nature, les éléments ?
Exactement. Par tout ce qui il y a de vrai. Grâce à tous mes voyages, je pense, et à ma double culture franco-brésilienne. C’est ce qui ce qui m’anime le plus, c’est vrai que je suis un peu en manque de nature dès que je suis en ville…
- C’est vous qui écrivez et qui composez tous vos morceaux ?
Oui la plupart des morceaux. Le premier, « Même en hiver », c’est une amie à moi qui l’a écrit, elle aussi une fille de la mer, Ninon Thomas. Quand j’écouté cette chanson, j’étais fan et je n’arrêtais pas de l’écouter, de la chanter et elle me l’a proposée. J’ai dit « Oui, je la veux ! » Du coup j’ai pu mettre ma touche évidemment, l’arranger, mais j’interprète son texte.
- Vous travaillez toujours avec la même bande, que vous appelez votre tribu.
J’ai un complice principal qui m’accompagne depuis mon premier EP qui s’appelle Louis Thomas, qui fait partie de Ladaniva, un groupe franco-arménien. On s’est un peu construit ensemble, je les ai rencontrés à la Réunion il y a 10 ans quasiment. Et autant d’années qu’on fait de la musique ensemble sous les étoiles, au clair de lune… C’est très inspirant, l’infini, l’éternel, le microcosme, le macrocosme…
- Sur votre premier EP, il y avait de la cumbia brésilienne et de la pop latino, sur Soleil Bleu, ce mélange de dub, pop électro et groove tropical qu’on retrouve aussi dans cet album avec de la saudade et du reggae. Votre signature, c’est ça, c’est ce mélange des influences, solaire et toujours en douceur ?
J’aime la douceur. Je me fais du bien en chantant, c’est vraiment une thérapie, donc j’espère que ça touche aussi les gens, c’est mon but. J’aime danser, faire la fête, faire danser mais j’aime aussi procurer du bien-être par les émotions et la vibration qu’apportent la musique. C’est important pour moi d’apporter cette douceur… Je crois que la plus grande playlist que je me suis faite s’appelle « Douceur ». 25 heures de musique organique, des musiques du désert.
- Comment vous définissez votre style de musique ?
Alors au début, je trouvais que le terme « trip-hopical. » me convenait bien !
Parce que le trip-hop ça englobe le dub, l’électro et le côté épique. Et le tropical, pour tout mon côté rythmique, festif, solaire, Brésil …donc c’est le mélange des deux, la lune et le soleil finalement.
C’est aussi la fusion des musiques traditionnelles et toute la place laissée aux instruments organiques avec une musique plus actuelle, plus urbaine et électro, qui m’habite aussi.
- Vous venez d’une famille d’artistes, vous avez commencé à jouer de plusieurs instruments enfant, dès l’âge de 7 ans. Vous êtes aussi une grande voyageuse, vous pouvez nous dire quelques mots sur votre parcours ?
J’ai grandi entre la Bretagne et le Brésil. En fait quand ma mère a rencontré mon père en Canada, elle lui a dit « on aura un enfant mais à une condition : qu’il passe autant de temps au Brésil qu’en Canada ». C’est une bénédiction d’avoir cette culture-là qui est magnifique, hyper riche, très profonde spirituellement, elle m’apporte beaucoup beaucoup au quotidien.
Quand j’avais 10 ans on a vécu en Amazonie, en pleine nature complètement exubérante, avec les Indiens Yanomami.
- Pas seulement voyageuse, aventurière aussi !
J’ai eu la chance de vivre ça dès le plus jeune âge et c’est vrai que ça apporte un autre regard sur le monde, sur le vivant…
- Ensuite vous avez continué à voyager, vous êtes partie faire les Beaux-Arts à la Réunion ?
Exactement ! Si je n’avais pas pris la tangente de la musique en Canada, je serais toujours sur les routes… Je n’ai toujours pris que des billets aller quand je voyageais et j’allais littéralement où le vent m’emmenait !
- À propos de prendre la route, là vous partez pour une tournée de folie jusqu’à la fin de l’année ! Vous passez à la Cigale et à l’Olympia, puis beaucoup de dates et de gros festivals partout en France, jusqu’à La Réunion et au Canada.
Oui, rester 24 heures dans une ville, dans un pays, de rebouger, c’est un autre rapport au voyage, mais justement ce qui me plaît, c’est de ne pas avoir de routine …
- Vous êtes nombreux sur scène, vous avez beaucoup de musiciens ?
Je suis toujours accompagnée de mes cuivres, trompette et saxophone. Maintenant on a agrandi l'équipe, pour mon plus grand plaisir, nous sommes cinq. On a un batteur-percussionniste, un jeune garçon hyper talentueux et un brésilien qui joue de la basse, de la guitare et du cavaquinho. Moi je joue un peu de flûte, du kaval roumain, pas encore de guitare ou de clavier, mais ça viendra peut-être !
- Comment vous abordez la scène, vous avez le trac, c'est le bonheur total ou tout à la fois ?
Tout à la fois ! Le trac arrive souvent cinq minutes avant…Mais là par exemple j'ai une hâte incommensurable de revenir à la Réunion, ça fait quelques années que je n’y suis pas retournée. C'est quand même l'endroit où j'ai commencé à chanter vraiment, qui m'a fait grandir sur plusieurs aspects, c'est là-bas que j'ai fait mes premières scènes, mon premier groupe, donc là c'est un vrai truc, un vrai retour ! Je dis merci la vie.