Châtiment (Grand format)
- Céline Denjean
- Céline Denjean
- Policier et Thriller
Date de parution
08/02/2024
Editeur
M. Lafon
Format
Grand format
La nouvelle voix féminine du polar français !
"
Depuis qu'un fou furieux a tué maman, la rage qui couvait au fond de moi est sortie de ses gonds. Je la sens, là, qui enfle, gronde, bouillonne. Elle ressemble à un monstre qui me soulève le ventre.
"
Une violence sourde ronge la très respectable famille Bellegarde dont la mère, Marie-France, a été sauvagement assassinée. Les fondations de l'édifice familial vacillent. La major Louise Caumont trouvera-t-elle la faille pour percer à jour les secrets du clan ?
| Auteur(s) | Céline Denjean |
|---|---|
| Date de parution | 08/02/2024 |
| Nombre de pages | 395 |
| URL Ebook | https://e-librairie.leclerc/product/9782749957340_9782749957340_3 |
| Dimensions (cm) | 14 x 23 x 3.1 |
| Editeur | M. Lafon |
| Poids du produit | 527 g |
| Format | Grand format |
| EAN | 9782749956312 |
| Collection | Polar |
| Genre (littérature) | Policier et Thriller |
© .
Interview
Roman après roman, Céline Denjean s'impose comme l'une des autrices majeures du Polar français. En février 2024, elle publie un nouveau roman Châtiment aux éditions Michel Lafon.
Céline Denjean : J’ai choisi de m’intéresser à ce milieu parce qu’il impliquait des réalités utiles à l’exploitation de mon intrigue : l’obéissance, le respect de l’autorité consacrée, la non-dénonciation, le rapport sacrificiel au monde, les notions d’expiation et de silence (voire de transcendance) face à la douleur… Ces éléments étaient nécessaires à la toile de fond et à la mécanique de mon intrigue et constituaient aussi la pierre angulaire de la psychologie de certains de mes personnages, ceux-ci s’étant construits dès l’enfance dans ce système fonctionnant en vase clos.
Partant de là, j’ai effectué de nombreuses recherches pour m’immerger dans ce milieu traditionaliste. J’ai lu certains ouvrages traitant de cette question et j’ai également inspecté les sites Internet prônant ces valeurs. Dans mon roman, j’ai même copié-collé des extraits réels de règlement intérieur d’établissements scolaires catholiques privés hors contrat.
De manière générale, je dois admettre que j’ai toujours eu une certaine fascination pour les milieux fermés construits autour d’une doctrine (religieuse, spirituelle, philosophique, intellectuelle…). Ces « petits mondes » dans le monde m’ont toujours interpelée : leur certitude de détenir une Vérité envers et contre tout, leur capacité à ériger une barrière imperméable avec ce qui contrevient à cette Vérité, et l’aptitude des individus-adeptes à s’accommoder sans ciller de leurs propres contradictions intimes et/ou sociales vis-à-vis des valeurs qu’ils portent pourtant en étendard…
Ces choses m’interrogent profondément, notamment parce que les individus s’effacent et s’annihilent au profit d’un Tout supposément supérieur – ce qui anéantit les notions de conscience et de responsabilité individuelles auxquelles je suis très attachée.
En parallèle de l’enquête officielle, ce roman présente l’enquête d’un jeune détective privé qui semble avoir une longueur d’avance sur la gendarmerie. Comment est né ce personnage obstiné et revanchard ? Est-il amené à revenir dans vos prochains romans ?
Je ne dirais pas que Philippe Georgel, mon détective, a « une avance » sur les gendarmes : il enquête sur une disparition et rentre dans l’intrigue par un autre angle, et ses investigations finiront, bien entendu, par télescoper celles des gendarmes sur le meurtre de Marie-France Bellegarde, la mère de famille catholique.
Ce détective est né des besoins de mon intrigue : il fallait que le lecteur mesure la dangerosité d’un de mes personnages, puisque, en réalité, l’assassinat de la mère de famille n’est qu’un aspect du tableau parmi d’autres. Autrement dit, le lecteur est face à une intrigue à tiroirs : les gendarmes tirent le leur, le détective le sien, et la résolution repose sur une mise en commun.
Par ailleurs, je trouve ce procédé plus dynamique. Il permet d’alterner des points de vue différents et maintient une cadence tout le long du livre.
La personnalité de Philippe est née au fil des pages. J’avais en tête un fin limier au rêve brisé : à cause de sa petite taille, il n’a pas pu intégrer le rang des enquêteurs de la police ou de la gendarmerie. Le métier de détective est donc pour lui une alternative. Sa ténacité lui vient de son esprit de justice chevillé au corps : j’ai bien sûr imaginé une histoire personnelle susceptible de nourrir ce profond désir de justice et de réparation. Mais je ne vais pas tout raconter ici !
Pour finir, je peux d’ores et déjà annoncer que Philippe ne fait pas partie des personnages de mon prochain polar… cela étant, je ne m’interdis absolument pas de le faire revenir ultérieurement, pour les besoins d’une future enquête…
Jusqu’à la fin du roman, vous distillez le doute et ménagez le suspense : comment s’est déroulée l’écriture pour réussir ce tour de force tout au long d’une intrigue qui se révèle complexe et qui est longtemps double ?
Pour « Châtiment », avant d’entrer en écriture, j’ai travaillé à la construction d’un plan global définissant les différents ressorts, événements et rebondissements de la narration.
Pour dire l’essentiel sur ma méthode, je suis partie des révélations finales (qui mettent en exergue mon réel sujet de fond, mais je ne peux pas en dire plus sous peine de divulgâcher !). À partir de ces révélations finales, j’ai construit mes personnages (leur psychologie et leur parcours), puis j’ai défini mes arcs narratifs et tissé les gros fils de mon récit de la fin jusqu’au début. Une fois mon récit modélisé, j’ai pu me mettre à écrire et, là, bien sûr, j’ai commencé par le début !
Finalement, c’est un peu comme en couture : le plus dur est de concevoir le patron, ensuite le gros du travail s’opère par étapes sur l’envers du tissu : d’abord le surfilage, puis la couture définitive. Lorsque ce travail est achevé, vous retournez le tissu et ce qui reste à voir ne dit rien des étapes de l’assemblage ! J’affirme cela sans avoir jamais rien cousu de plus qu’un bouton, mais, pour mon crédit, j’avais une tante, excellente couturière, que je regardais officier avec un réel émerveillement !
Des millions de
références en vente
Cumulez des Tickets
retrait gratuit en magasin
Tous vos produits
à prix E.LECLERC
Paiements
100% sécurisés
Options de livraisons du produit
-5% si retrait en magasin soit 19,90€
Expédié sous 5 jours
Options de livraison
Sélectionnez votre mode de livraison préféré
Livraison en magasin OFFERTE dans les points de retrait éligibles à sélectionner avant le paiement - Prévue entre 21/08/26 et 24/08/26
Livraison à domicile standard à partir de 3€ - Prévue entre 22/08/26 et 25/08/26
Livraison en point relais express dès 13h à partir de 4,90€ - Prévue entre 21/08/26 et 22/08/26
Livraison à domicile express avant 18h à partir de 7,90€ - Prévue entre 21/08/26 et 22/08/26
Vendu par
E.Leclerc
Livraison standard à partir de 3,50€ - Prévue le 21/08/26