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Vins biologiques : tout savoir sur le vin bio

Les vins biologiques sont des produits issus d’une agriculture durable qui respecte un cahier des charges strict. Ce dernier impose des limitations pour l’usage des produits chimiques (plus d’insecticide ni aucun traitement synthétique) et contraint les viticulteurs à respecter davantage l’environnement. Il affecte également la vinification en réduisant considérablement les ajouts d’intrants. En plein essor ces dernières années, le vin biologique gagne du terrain sur le conventionnel. Entre 2019 et 2020, les surfaces viticoles cultivées en bio ont augmenté de 22%. Cela représente 17% des vignes françaises et pas moins de 9784 domaines appliquent ce cahier des charges. Cette augmentation significative n’est pas due au hasard. Les vignerons répondent à la demande grandissante des consommateurs désireux de produits plus naturels et sans danger pour leur santé.   

Qu’est-ce qu’un vin biologique ?


Comme son nom l’indique, le vin biologique est un vin produit en suivant le cahier des charges de l’agriculture biologique. Le vigneron suit des règles strictes, tant pour la culture des vignes qu’en cave lors de la vinification. Depuis 2012, le cahier des charges européen régit la viticulture biologique. Avant cette date, les principes de l’agriculture biologique n’étaient appliqués que dans les vignes et non en cave.

Plus concrètement, cela signifie que les vignerons ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires de fabrication synthétique. Insecticides, herbicides et autres traitements pesticides chimiques ne sont pas autorisés. Les intrants utilisés en vinification doivent également être réduits. Certains procédés comme le traitement thermique, l’ajout de tanin ou de soufre et l’acidification sont toujours autorisés.

Le vin biologique se décline en différents types. On distingue 5 types de vins bio :

• Vin biologique
• Vin biodynamique
• Vin naturel
• Vin HVE
• Vin Terra Vitis

Si ces dénominations ne vous disent rien, voici un peu plus d’informations les concernant.


Vin bio


Le vin bio est le plus générique et le moins restreint au niveau des pratiques viticoles. Cette dénomination est la plus vaste et son cahier des charges est moins restrictif que celui des autres types de vins biologiques.


Vin biodynamique


Le vin biodynamique prolonge la démarche de respect de l’environnement. Les viticulteurs pratiquant la biodynamie misent sur une harmonie totale entre la terre, le ciel et la vigne. Ils utilisent notamment des préparations à base de plantes qui procurent à la vigne de meilleures défenses face aux attaques des parasites.

Les viticulteurs produisant du vin biodynamique utilisent un calendrier lunaire pour favoriser le développement de la plante et la symbiose avec les micro-organismes. Ce calendrier est également suivi pour la vinification. Les principes de la biodynamie ont été instaurés par le philosophe Rudolf Steiner (1861 – 1925). Deux cahiers des charges existent pour la viticulture biodynamique : Demeter et Biodyvin. L’organisme Ecocert permet de certifier qu’ils sont bien suivis.


Vin naturel


Le vin naturel ne répond pas à un cahier des charges précis autre que celui de la viticulture biologique. Ses spécificités résident dans le fait que la vinification se fait sans ajout de sulfites . Cela complexifie le processus puisque le vin devient plus sensible à l’invasion de micro-organismes indésirables et à l’oxydation.


Vin HVE


Le vin disposant de la certification « Haute Valeur Environnementale » est produit dans des vignobles où la biodiversité est favorisée. Les pratiques des vignerons visent à préserver l’équilibre naturel des milieux. Si un domaine reçoit la certification HVE, l’ensemble de sa production est alors concerné.


Vin Terra Vitis


La certification Terra Vitis est reconnue par le ministère de l’Agriculture. Elle est centrée sur l’environnement, l’humain et implique la protection des ressources naturelles. Dans les enjeux de cette pratique, on retrouve notamment la santé des exploitants et de leurs employés, mais également celle des habitants des environs et des consommateurs. Les vins issus de la filière Terra Vitis respectent un cahier des charges spécifique qui applique les principes de l’agriculture durable et privilégie les mécanismes naturels de régulation.


Le processus de vinification du vin bio


Dans une démarche de respect de la nature du produit, la règlementation européenne a instauré un cahier des charges relatif à la vinification biologique. Si ces règles étaient déjà appliquées par la majorité des viticulteurs produisant du vin bio, elles sont désormais essentielles pour disposer de la mention « vin biologique ».


Limitation du soufre


Le dioxyde de soufre est un additif permettant d’inhiber les micro-organismes indésirables qui se développent durant la vinification. Un vin rouge conventionnel peut contenir jusqu’à 200 mg/L de sulfites. Pour bénéficier de la mention « vin biologique », la limite est fixée à 120 mg/L.


Les autres pratiques de vinification


Si les sulfites ajoutés sont les additifs les plus connus du grand public, il ne s’agit pas de l’unique restriction de la vinification biologique. D’autres intrants sont utilisés pour l’oxygénation, le développement des levures, l’acidification et la filtration. Ils sont eux aussi soumis à des restrictions.

Des pratiques comme la concentration par le froid, les traitements par électrolyse ou encore la désalcoolisation des vins sont proscrites pour le vin bio. Les autres labels qui appartiennent à la famille des vins biologiques bénéficient également de leur propre cahier des charges, encore plus restrictif.


Les bienfaits pour la nature et pour l’humain


La pratique de l’agriculture biologique a des répercussions majeures sur la nature, de même que sur la santé humaine. Au niveau environnemental, les restrictions d’usage de produits chimiques permettent de garantir la préservation des espèces se développant aux alentours de la vigne. Cette méthode de culture favorise la vie du sol et ne se répercute pas sur les insectes ou l’eau comme c’est le cas pour l’agriculture conventionnelle. Ces pratiques sont également plus saines pour la santé des vignerons et des habitants des environs.

Les nombreux produits chimiques utilisés dans le vin conventionnel ne sont pas sans danger pour la santé humaine. Le vin biologique est dépourvu de ces substances réputées nocives. Il est donc meilleur pour la planète comme pour la santé humaine. Les viticulteurs qui ont fait le choix de se convertir à l’agriculture biologique ont bien compris les enjeux écologiques et environnementaux. Il va donc de soi de leur faire honneur.


Coup de projecteur sur des vignerons bio


Le domaine de Dionysos porte un nom plutôt évocateur. Dans la mythologie grecque, il s’agit du dieu de la vigne, du vin et de ses excès. La famille Farjon y cultive et vinifie le raisin depuis la fin du XVIIIe siècle. Il est situé au nord du Vaucluse, dans la vallée du Rhône et son histoire a été particulièrement marquée par André Farjon. On peut notamment mentionner le passage en bio en 2011 avec l’obtention de la certification auprès d’Ecocert. C’est aujourd’hui son fils, Benjamin, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale. Avec ses 55 hectares, le domaine de Dionysos mise sur la qualité et s’étend sur des appellations d’origine protégées telles que Cairanne AOP, Côtes du Rhône Villages AOC, Massif d’Uchaux AOP et Côtes du Rhône AOC. Il produit également des vins IGP Vaucluse. Si on ne devait retenir qu’un seul de leurs vins, il s’agirait certainement de La Cigalette, un vin rouge bio de l’AOC Cairanne élaboré à partir du duo de cépages grenache et syrah. Il est pourvu d’une bouche ronde, puissante et particulièrement gourmande dont émanent des arômes de fruits rouges.

Dirigeons-nous désormais plus à l’ouest, toujours dans la moitié sud de la France. Au cœur du Minervois, entre Aude et Hérault, la famille Bourrel travaille sur les terres et dans la cave du Château de Fauzan. Ce terroir très riche permet de produire des vins rouges, blancs et rosés d’excellente qualité. L’ensemble de sa production répond aux cahiers des charges de l’IGP Pays d’Oc et de l’AOP Minervois. Jean-Philippe Bourrel qui est à la tête du domaine n’utilise plus de produits phytosanitaires de synthèse depuis 2011. Ce n’est qu’en 2016 qu’il a entrepris sa conversion à la viticulture biologique dans le but d’en obtenir le label. Ses pratiques l’ont conduit à favoriser le développement de la faune et de la flore autour de ses vignes. Pour cela, il a notamment planté des haies et envisage même de mettre en place des techniques biodynamiques.

De plus en plus de consommateurs se tournent vers les appellations biologiques, ferez-vous de même ?


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