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Comment sortir de la dépression ?

comment sortir de la dépression

Ça y est, c’est le Blue Monday. L’occasion pour nous d’aborder un sujet d’ampleur. Plus que jamais, la dépression est d’actualité. Touchant une frange grandissante de la population, elle semble connaître une accélération sous les bouleversements induits par la covid-19. Entre le sentiment de solitude, l’absence de projection ou encore l’anxiété générée, le mal-être est palpable dans le contexte actuel. Un climat propice aux dégradations de l’état mental. La dépression, à ne pas confondre avec la déprime saisonnière avec laquelle elle ne partage que quelques symptômes, est une maladie mentale complexe.

D’origine plurifactorielle, elle se traduit par des symptômes aussi variés que diffus qui affectent considérablement la vie du patient. Troubles de l’humeur, du sommeil ou de la libido, ralentissement moteur, sensation accrue de fatigue comme de tristesse... La maladie n’est pas toujours aisée à diagnostiquer. Quels que soient ses modes d’expression, la dépression impacte à la fois la vie familiale, professionnelle et psychique de la personne atteinte. Elle peut naître d’un déclencheur ou sans motif apparent et se fait plus ou moins sévère d’un patient à l’autre en fonction de l’intensité et du nombre de symptômes manifestés. Source d’une profonde souffrance, la dépression peut conduire dans le pire des cas au suicide.

S’il est aussi difficile d’en sortir c’est que cette maladie mentale connaît des risques de rechute particulièrement élevés. La prise en charge du patient est donc déterminante pour la rémission. Si la complexité et la part de mystère de la maladie ne permettent pas l’élaboration d’un remède miracle, divers dispositifs sont mis en place pour venir en aide aux malades. Découvrez à travers notre article les solutions existantes pour en finir avec la dépression.


Agir pour lutter contre la dépression


Lorsque la dépression se manifeste, le mieux est de ne pas attendre. Une prise en charge précoce présage d’un traitement plus efficace et rapide. Ainsi dès l'apparition des premiers symptômes tels qu’une fatigue inhabituelle, un sentiment de tristesse prolongé, une perte d’appétit ou encore une absence de motivation persistance, rendez-vous chez votre médecin traitant. Si vous souffrez de dépression, ce dernier pourra vous rediriger vers un psychiatre ou un psychologue.

Si la volonté du patient est une arme de taille pour faire face à la dépression, d’autres recours seront probablement nécessaires. En effet, cette maladie mentale résulte d’un dysfonctionnement chimique dans le cerveau et peut donc se montrer difficile à éradiquer.


Sortir de la maladie : à chacun son parcours


Réactionnelle, post-partum, chronique... La dépression revêt de multiples visages. Au-delà de la variété de symptômes et d’intensité de l’épisode dépressif, il faut également garder à l’esprit que toutes les dépressions ne se ressemblent pas. Certaines surviennent suite à un déclencheur bien identifiable, d’autres couvent sans qu’on n’en connaisse l’origine. C’est pour ces raisons, qu’il n’existe pas de solution unique pour sortir de la dépression. Le processus de guérison doit être adapté à chacun.

De la psychothérapie à l’hospitalisation, le chemin vers la guérison est propre à chaque patient. En fonction de la sévérité de la dépression, un traitement sera davantage recommandé qu’un autre. Au-delà d’opter pour un traitement adapté à son épisode dépressif, le mieux est de coupler les solutions pour mettre un maximum de chances de son côté. Les traitements sont en effet bien souvent complémentaires

Il est ainsi parfois préférable pour le patient d’opter pour une double prise en charge, en couplant par exemple une psychothérapie et un traitement médicamenteux. La guérison passe ainsi par la parole et le cerveau à travers la pris d’antidépresseurs. On peut égaler faire appel à un psychiatre pour une évaluation chimique de la maladie, en parallèle d’un suivi chez le psychologue.


Lutter contre la dépression : les solutions pour s’en sortir


Cette maladie psychique qui ne cesse de grimper ces dernières années est un souci de santé d’ampleur, en France comme ailleurs. Bien que l’origine neurobiologique de la maladie conserve une grande part de mystère rendant délicate sa prise en charge, des moyens de natures diverses sont cependant mis en place pour lutter contre la dépression. Les traitements contribuent à améliorer voire à guérir un grand nombre d’épisodes dépressifs caractérisés. C’est de la qualité de la prise en charge que dépend le risque de rechute.

Les moyens mis à disposition des malades pour sortir de la dépression répondent à deux objectifs :

- Réduire les symptômes et les conséquences fonctionnelles de la maladie

- Prévenir la récidive


Antidépresseurs : la solution médicamenteuse


Aujourd’hui généralement bien tolérés par l’organisme, les médicaments sont efficaces en cas de dépression modérée ou sévère. Cependant le recours aux antidépresseurs ne peut être pris à la légère. Proscrite pour les enfants, elle n’est en effet pas la solution privilégiée pour une dépression légère et doit faire l’objet d’une grande prudence dans le cas des adolescents. Qui plus est, les effets secondaires pouvant être importants, les psychotropes ne peuvent être prescrits trop longtemps.

Les effets du traitement ne sont pas immédiats et il faut compter deux à trois semaines pour en apercevoir les résultats. Les patients dépressifs étant bien souvent victimes d’anxiété, des anxiolytiques peuvent également être prescrits afin de calmer les angoisses. Un barbiturique ou un hypnotique peut également être recommandé à un patient connaissant de sévères troubles du sommeil.

Le traitement pharmacologique employé dans le cadre d’un épisode dépressif recoupe plusieurs classes thérapeutiques d’antidépresseurs parmi lesquelles les imipraminiques et les antidépresseurs ciblant les neurones à sérotonine, à noradrénaline ou à dopamine. Le choix entre ces familles de molécules relève du profil du malade. La prescription dépend de son historique médical, de ses symptômes mais aussi de sa tolérance au médicament.

En pratique, le traitement de la phase aiguë de la dépression cède la place à une phase de consolidation visant à minimiser le risque de rechute. Si tous les patients n’y sont pas sensibles, la prise d’antidépresseurs figure parmi les solutions offrant le plus de chances de rémission aux personnes souffrant d’une forme modérée ou sévère de la maladie.


Psychothérapie : soigner par la parole


Qu’ils soient individuels ou en groupe, les traitements psychosociaux se montrent bien souvent efficaces. Ils sont généralement recommandés pour un épisode dépressif d’intensité légère et peuvent être couplés à la prise de médicaments dans le cadre d’une dépression plus sévère. La psychothérapie aborde l’aspect psychologique et social de la maladie. Tout en libérant la parole, la psychothérapie facilite l’identification des causes de la dépression. Le patient y trouve une écoute bienveillante ainsi qu’une reconnaissance rassurante de son statut de malade. Elle contribue notamment à lutter contre les pensées négatives fréquentes durant la maladie et fournit des réponses aux patients. Quelle que soit l’origine du trouble, cette thérapie est le lieu d’une introspection permettant de faire le jour sur les schémas nocifs alimentant la dépression.

Comme la dépression, la psychothérapie possède plusieurs formes. On peut ainsi envisager une thérapie cognitive comportementale (TCC) tout comme une thérapie d’inspiration psychanalytique (PIP). La méthode pouvant diverger d’un psychothérapeute à l’autre, le choix du spécialiste doit se faire selon les attentes de la personne dépressive. Pour optimiser ses chances de guérison, les séances se doivent d’être régulières et peuvent se prolonger au-delà de la rémission afin de prévenir la récidive. Enfin, l’efficacité de l’accompagnement se doit être d’évaluée afin de s’assurer de la bonne prise en charge du patient.


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Électroconvulsivothérapie : le traitement par électrochocs


Employés uniquement pour les formes les plus sévères et résistantes du trouble, les électrochocs offrent des résultats favorables. La pratique consiste à envoyer un léger courant électrique dans le cerveau via deux électrodes placées au niveau des tempes du patient. L’opération se fait sous anesthésie générale. L'objectif des électrochocs est de susciter une brève crise convulsive semblable à une crise d’épilepsie. Le processus de guérison s’étale sur plusieurs séances pour assurer une bonne rémission.

L'électroconvulsivothérapie, anciennement connue comme la sismothérapie, peut intervenir là où la psychothérapie et les médicaments échouent. Malheureusement le traitement par électrochocs souffre d’une mauvaise image, source de réticence chez certains patients et leur entourage.


Stimulation magnétique transcrânienne : une autre réponse à la dépression résistante


Au même titre que l’électroconvulsivothérapie, la stimulation magnétique transcrânienne (SMTr) peut être envisagée elle aussi dans un second temps. Cette alternative thérapeutique intervient donc dans le cas d’une dépression résistante. Elle relève de la neurostimulation non invasive. Ne nécessitant pas d’anesthésie générale, la SMTr cherche à moduler l’excitabilité de zones ciblées du cerveau afin d’améliorer les symptômes de la dépression. Cette technique est d’ailleurs utilisée dans d’autres pathologies neuropsychiatriques. Seul bémol : elle présente des résultats inconstants. Les protocoles mis en place pour traiter la dépression varient selon la fréquence, l’intensité des stimulations mais aussi le nombre de séances.


Kétamine : un traitement en cours de développement


Si son utilisation a longtemps été au service de l’anesthésie ou détournée au profit d’expériences hallucinogènes, la kétamine s’illustre depuis déjà plusieurs années dans le traitement de la dépression. Cette molécule possède des effets antidépresseurs jamais vus qui ont entraîné une petite révolution dans le monde de la psychiatrie. Il semblerait que la kétamine augmente la densité de récepteurs de la sérotonine de même que les taux de dopamine dans le cerveau. Riche d’un mode d’action différent des autres molécules commercialisées, la kétamine agit rapidement et semble avoir un impact sur la dépression résistante. Elle aussi peut intervenir là où les premiers traitements échouent. Présentant à la prise des effets indésirables tels que des effets dissociatifs et des hallucinations, la kétamine ne peut être utilisée que sous haute surveillance médicale. Pour l’heure, le développement de cette forme de soin n’en est encore qu’à ses débuts en Europe.


mains

Hospitalisation : le dernier recours


Si la dépression persiste durablement malgré les divers traitements, une hospitalisation peut être envisagée. La prise en charge du patient ne peut se faire que sous certaines conditions. L’hospitalisation est en effet une extrémité réservée aux personnes présentant un réel risque de suicide ou souffrant d’une forme particulièrement sévère et impactante de la maladie.

Par ailleurs, si certaines dispositions légales relatives à la protection des personnes peuvent permettre à un médecin de forcer un patient à être hospitalisé, il est important d’obtenir le consentement de ce dernier. De meilleures dispositions du côté de la personne victime de l’épisode dépressif augureront de meilleures chances de rémission.


Prendre soin de soi


Au-delà d’accepter l’aide extérieure et de prendre conscience de son statut de malade, le patient joue un rôle crucial pour sortir de la dépression. En pratiquant une activité physique quelle qu’elle soit, en adoptant un régime alimentaire équilibré ou encore en évitant les substances addictives et en entretenant le lien social, le patient peut améliorer sa qualité de vie pour lutter contre l’épisode dépressif. Si le combat ne peut être mené seul, la dépression affectant le cerveau, prendre soin de soi peut optimiser les chances de guérison.


Prévenir la rechute et sortir durablement de la maladie


Si la guérison est possible comme en atteste les résultats obtenus par les différents traitements, avec la dépression, une réapparition des symptômes est fréquente. S’il est plus évident d’éviter la reprise d’une dépression réactionnelle de type post-partum par exemple en éliminant le déclencheur, la dépression qu’elle soit chronique ou non peut faire l’objet d’une rechute. Qui plus est, plus la manifestation est sévère, plus le risque de rechute est élevé.

En cas de récidive, les ajustements envisagés sont : une adaptation pharmacologique du traitement médicamenteux, la mise en place d’une approche de psychothérapie longue voire, en cas de non réponse, le recours à un traitement fort comme les électrochocs ou la stimulation magnétique transcrânienne.

C’est pourquoi il est important de ne pas écourter sa thérapie et de veiller à trouver une prise en charge adaptée au patient. En effet, avec un suivi et un traitement adéquats, une rémission totale et durable est possible.



Par l'équipe de la Parapharmacie.

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